On retrouve depuis la nuit des temps et dans de nombreuses cultures une considération profondément spirituelle du caractère sacré de la Vie et de la Nature. Les sociétés premières ont toujours su développer une relation privilégiée avec le monde sauvage, de part la nécessité des conditions de survie qui leur incombaient. La Nature, parfois nourricière, mais parfois cruelle aussi, imposait crainte, respect et admiration de la part de ces hommes qui essayaient de survivre dans des conditions parfois dures et hostiles. Dans ce contexte, on comprend l’émergence de religions de la Terre, que ce soit sous forme de chamanisme, d’animisme ou de polythéisme. On priait les esprits et les ancêtres pour calmer leur colère, s’octroyer leur bénédiction, les remercier pour la naissance d’un enfant, la chasse d’un gros gibier, ou pour la guérison d’un membre de la tribu. D’ailleurs, partout à travers le globe, et depuis la préhistoire on retrouve chez de nombreux peuples ce même schéma, des grandes plaines Amérindiennes au fin fond de la Sibérie, du Sahara à la forêt Amazonienne, des montagnes Népalaises à la brousse Australienne…

 

T.S.